29 termes, rien de présupposé
Glossaire.
Chaque mot hébreu de ce site est présenté là où il apparaît pour la première fois. Cette page les rassemble tous, au cas où vous en auriez croisé un et seriez passé outre.
- 'Hassidoutחסידות'ha-si-DOUT
l'enseignement du mouvement hassidique
Un corps d'enseignement né dans l'Europe orientale du dix-huitième siècle, qui prend les idées de la Kabbale et les met au travail sur la vie intérieure d'une personne ordinaire. Là où ce site emploie une couche profonde, c'est généralement de là qu'il puise.
- 'Hazalחז"ל'ha-ZAL
nos Sages, que leur mémoire soit une bénédiction
Un nom collectif pour les rabbins de la période talmudique. Quand ce site dit que la tradition enseigne, c'est généralement d'eux qu'il s'agit.
- Avoda Zaraעבודה זרהa-vo-DA ZA-ra
service étranger
La première des sept lois. L'hébreu ne dit pas service faux ; il dit service étranger, un service adressé à une adresse où personne n'habite. Zara est le mot employé pour l'étranger, celui qui n'appartient pas à cette maison.
Voir :Loi un : le D-ieu unique
- Avotאבותa-VOT
pères
Un traité de la Michna composé presque entièrement de sentences éthiques plutôt que de droit, souvent publié sous le titre Maximes des Pères. Cité ici par chapitre et paragraphe, donc Avot 1, 18.
- Béréchitבראשיתbé-ré-CHIT
au commencement
Le premier livre de la Torah, appelé Genèse dans la plupart des bibles françaises. Les livres hébreux portent le nom de leur premier mot. Chacune des sept lois se lit dans un unique verset de ce livre.
- Birkat Hachemברכת השםbir-KAT ha-CHEM
bénir le Nom
La deuxième des sept lois. Le nom est une substitution délibérée : la loi porte sur le fait de maudire le Nom, et la tradition n'a pas voulu écrire cette expression, alors elle a écrit son contraire. L'euphémisme tient depuis deux mille ans.
Voir :Loi deux : le Nom
- Chefikhout Damimשפיכות דמיםché-fi-KHOUT da-MIM
effusion de sang
La troisième des sept lois. L'hébreu n'emploie pas ici de mot abstrait pour tuer. Il nomme le liquide et le sol sur lequel il tombe.
- Cheva Mitsvot Bnei Noa'hשבע מצוות בני נחCHÉ-va MITS-vot bné NO-a'h
les sept commandements des fils de Noa'h
Le nom formel du sujet de tout ce site : sept lois tenues pour obligatoires pour tout être humain, tirées d'un seul verset et exposées dans les derniers chapitres du Michné Torah.
Voir :Les sept lois
- Cohen Gadolכהן גדולco-HEN ga-DOL
Grand Prêtre
Le prêtre qui entrait une fois l'an dans la chambre la plus intérieure du Temple, seul et sans témoin. Le Talmud compare à lui un non-juif occupé des sept lois, et la comparaison porte sur le fait de se tenir entièrement à l'intérieur de sa propre part, non sur la taille de cette part.
Voir :Pourquoi sept
- Derchaדרשהder-CHA
une exposition
Une lecture qui tire une loi ou un sens de la formulation précise d'un verset. Les sept lois se trouvent dans Béréchit 2, 16 par une dercha, membre par membre.
- Dinimדיניםdi-NIM
jugements
La septième des sept lois, et la seule qui demande à une société de bâtir plutôt que de s'abstenir. Le singulier, din, signifie un jugement ou une décision de justice.
- Dira Betakhtonimדירה בתחתוניםDI-ra bé-takh-to-NIM
une demeure dans les mondes inférieurs
L'enseignement selon lequel D-ieu a désiré un foyer dans le lieu le plus bas, c'est-à-dire ce monde-ci, l'ordinaire. C'est la raison pour laquelle les sept lois se posent sur une table et sur une balance plutôt que dans les cieux.
Voir :La couche profonde
- Éver Min Ha'haïאבר מן החיÉ-ver min ha-'HAÏ
un membre du vivant
La sixième des sept lois. Éver est un membre ; 'haï veut dire vivant. Elle interdit de manger la chair arrachée à un animal encore vivant, et elle fut ajoutée à Noa'h au moment où la viande fut permise pour la première fois.
- GuézelגזלGUÉ-zel
vol à découvert
La cinquième des sept lois. L'hébreu distingue guézel, prendre ouvertement, de guenéva, prendre en secret. La loi porte le nom du premier et couvre les deux.
Voir :Loi cinq : ne pas voler
- Guilouï Arayotגילוי עריותgui-LOU-i a-ra-YOT
dévoilement de la nudité
La quatrième des sept lois. L'expression est l'idiome propre de la Torah pour les unions interdites, bâti sur le vocabulaire de l'exposition plutôt que sur celui du désir.
- Hachemהשםha-CHEM
le Nom
La manière ordinaire de désigner D-ieu en parlant, employée au lieu de prononcer le Nom de quatre lettres. Remarquez que même l'usage courant est déjà une substitution faite par égard.
Voir :Loi deux : le Nom
- Halakhaהלכהha-la-KHA
la voie sur laquelle on marche
La loi juive, comme pratique arrêtée et non comme théorie. Ce site ne tranche pas la halakha et le dit sur chaque page.
- Maamarמאמרma-a-MAR
un discours
Un discours hassidique formel, bâti en soulevant des questions sur un verset puis en y répondant toutes à la fois à partir d'une seule idée. Deux maamarim de l'auteur sous-tendent ce site.
- MitsvaמצוהMITS-va
un commandement
Couramment employé pour dire une bonne action, ce qui en perd le sens. C'est un commandement, et l'enseignement hassidique lit le mot comme relié à un terme araméen signifiant jonction, si bien qu'un commandement est un lieu aménagé d'avance où deux parties se rencontrent.
Voir :La couche profonde
- Noa'hנחNO-a'h
Noé
L'homme qui a survécu au déluge. Dans le récit de la Torah, toute l'humanité descend de lui, ce pourquoi les sept lois sont appelées les sept commandements des fils de Noa'h.
- Rambamרמב"םRAM-bam
Rabbi Moché ben Maïmon
Médecin et codificateur du douzième siècle, connu en français sous le nom de Maïmonide. Son Michné Torah est le résumé de référence de toute la loi juive, et ses derniers chapitres sont l'endroit où les sept lois sont exposées.
- Rambanרמב"ןRAM-ban
Rabbi Moché ben Na'hman
Commentateur du treizième siècle, connu en français sous le nom de Na'hmanide. Il n'est pas d'accord avec le Rambam sur l'étendue de la septième loi, et ce site porte les deux lectures sans les trancher.
- Sanhédrinסנהדריןsan-hé-DRIN
la haute cour
C'est aussi le nom du traité du Talmud qui traite des tribunaux et du droit capital. Le passage de Sanhédrin 56b est celui où les sept lois sont tirées d'un unique verset.
- Sinaïסיניsi-NAÏ
la montagne du don de la Torah
L'événement où la Torah fut donnée à Israël. Cela compte pour les sept, car le Talmud tient qu'une loi donnée aux fils de Noa'h puis répétée au Sinaï vaut pour les deux : les sept ne sont donc pas un simple héritage antique.
Voir :Pourquoi sept
- TalmudתלמודTAL-moud
étude, ou apprentissage
Le recueil de siècles de discussion de la Torah orale, clos vers le sixième siècle. C'est une discussion et non un résumé. Les références donnent un traité et une face de page, donc Sanhédrin 56b.
- TohouתהוTO-hou
chaos, ou informe
En Kabbale, un état antérieur à ce monde où les lumières étaient trop grandes pour les vases qui les contenaient, si bien que les vases se brisèrent. Les sept rois d'Édom sont lus comme ces vases.
Voir :La couche profonde
- Torahתורהto-RA
instruction, ou enseignement
Pas la loi au sens étroit. Cela désigne les cinq livres, et aussi tout le corps de l'enseignement juif bâti sur eux. Le Talmud dit qu'un non-juif occupé de la Torah de ses sept commandements est comme un Grand Prêtre.
- Tsimtsoumצמצוםtsim-TSOUM
contraction, ou retrait
L'enseignement kabbalistique selon lequel la création a commencé par un retrait de la lumière plutôt que par un épanchement, laissant un creux où un monde pouvait se tenir. Ce site lit les six retenues comme faisant le même travail dans une vie humaine.
Voir :La couche profonde
- Vayetsavויצוva-yet-SAV
et il ordonna
Le premier mot de Béréchit 2, 16. Le Talmud y trouve les tribunaux de justice, et rapporte une seconde lecture qui y trouve l'idolâtrie. Le même mot donne les deux, et la différence est l'origine de l'ordre.
Voir :Loi sept : les tribunaux de justiceLoi un : le D-ieu unique